Musée d'Art et d'Histoire
Installé dans un hôtel particulier, situé face au Théâtre Antique, il conserve les vestiges romains provenant des fouilles archéologiques de la ville et une exposition sur l'histoire de la ville de la préhistoire jusqu'au XVIII° siècle. Y est notamment exposé un impressionnant cadastre romain du I° siècle de notre ère, le plus complet à ce jour.
Pour connaître l'histoire du tissu provençal : des toiles peintes du XVIII° siècle illustrent les différentes étapes de l'impression des Indiennes de la Fabrique Wetter.
Grâce à Edouard Daladier, la ville accueillit en 1940, une collection des oeuvres d'Albert de Belleroche et de Franck Brangwyn, d'origines anglaises. Ce dernier, adepte de l'art nouveau, doit sa célébrité à des décorations monumentales du Rockfeller Center à New York et de la Chambre des Lords.
Les indiennes d'Orange au XVIII° siècle
Dès le règne de Louis XIV, la mode est aux cotonnades imprimées, dites Indiennes. Très vite, les pièces importées des pays lointains ne suffisent plus et l'industrie de fabrication de ces tissus aux couleurs vives se développe. Interdite durant un demi-siècle, cette fabrication est à nouveau autorisée en 1759. C'est à cette époque que J.R. Wetter décide d'installer à Orange une fabrique d'indiennes dans le quartier de Pourtoules, qui connaîtront rapidement une forte réputation au-delà des frontières françaises. On vendra jusqu'en Italie ou au Portugal. L'effectif de la fabrique est de 530 ouvriers, chiffre considérable pour l'époque. Hélas, face à une concurrence élargie, suite à des investissements hasardeux, la fabrique d'Orange doit fermer en 1802. Les Wetter avaient fait peindre de grands tableaux commandés au peintre Rossetti, représentant diverses scènes de travail à la fabrique. Témoignage rare et sans doute embelli de la vie sociale de l'époque, ces tableaux sont visibles au musée municipal.
> Découvrir le musée d'Orange